Où suis-je?

Victoriaville, Québec

mardi 16 janvier 2007

Les joies des affaires consulaires

Le jeudi 11 janvier, je prends un train vers Rabat avec l'impression d'avoir vu ce qu'il y a à voir à Casa et l'intension d'obtenir mon visa égyptien avant la fin de semaine. À mon arrivée, j'ai une très bonne première impression de la ville, plus propre et plus calme que la précédente. En regardant la carte de la ville, les noms de rues me semblent familiers. C'est à croire que toutes les villes du Maroc ont les mêmes noms de rues: Mohammed V, Hassan II et autres rois et sultans. J'opte encore une fois pour une auberge de jeunesse pour passer la nuit. L'auberge est tranquille, les voyageurs semblent se faire plus rares ici.

Le lendemain, je me rends à l'ambassade égyptienne où j'apprends qu'elle est fermée jusqu'à lundi. Bon, je n'avais pas prévu passer 4 jours à Rabat, mais je préfère suivre les recommandations du gouvernement du Canada et faire ma demande de visa dans une ambassade pour éviter les frais et le temps d'attente supplémentaires à mon arrivée au Caire. Aussi, Rabat me plaît bien!

Pendant la fin de semaine, je visite les principales attractions et je passe beaucoup de temps à marcher dans la médina, beaucoup plus charmante que celle de Casa. Je remarque certains contrastes de la culture marocaine. Un homme vêtu d'un djellaba, son micro-casque de téléphone cellulaire à l'oreille. Une maison de thé avec des tables et des chaises aux couleurs de Coca-Cola. Des femmes portent le voile alors que d'autres portent des vêtement sexy. Aussi, je remarque l'écart entre les riches et les pauvres et je me questionne sur la pertinence de la monarchie. Pourquoi le peuple accepte-t-il cela, les rois, les palais, les mausolées? La réponse résiderait dans l'ignorance de la population en général, selon un étudiant marocain avec qui j'en discutais aujourd'hui. Autre découverte: les faux guides, ces gens qui s'improvisent guides touristiques. Mon air occidental les attire. «Vous-êtes français? Espagnol? Italiano?» J'arrive habituellement à les faire s'éloigner avec diplomatie ou en feignant de ne pas comprendre le français.

Lundi à la première heure, je me rends à l'ambassade égyptienne à nouveau. Je suis accueilli par un homme qui ne parle ni français, ni anglais, qui me dit que les canadiens n'ont pas besoin de visa pour entrer en Égypte. Humm... va-t-on me dire le contraire quand je débarquerai au Caire? Bon, je n'ai pas bien le choix d'accepter ce que me dit l'ambassade.

Je quitte Rabat, billet d'avion en main. Je dirai au revoir au Maroc le 8 février prochain.

Hier soir, le 15 janvier, l'autobus me dépose à Meknès. Première impression très moyenne. La ville est sale, il fait noir, il y a des gens partout.

Aujourd'hui, j'ai fait le tour de la ville rapidement, visité quelques attractions. Ah oui et j'ai joué ma première partie de babyfoot en Afrique :-) Une défaite lamentable contre des enfants de 10 ans, c'est honteux, mais c'était très drôle! Meknès est une ville bien agréable, presque pas de faux guides, mais on dirait que ça ne clique pas. Demain matin je prends le bus pour Fès.

2 commentaires:

Miss Démone a dit…

Haha tu t'es fait planter au baby foot par des kids! Ça c'est très drôle! :P

Merci de prendre le temps de mettre ce blog à jour, ça nous permet de voyager avec toi!

*Hugs*

Karine xx

Amelie a dit…

Hey J-Seb
Je crois que tu devrais serieusement te reorienter dans la vie... Non mais tu as vraiment un talent de narrateur! Je me crois quasiment avec toi en te lisant...
Et pour les photos! Vraiment belles! Ca se peut que j'en prenne quelques unes pour m'inspirer... si ca ne te deranges pas trop ;)
Bonne poursuite, j'ai déja hate de te relire!
Amé