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Victoriaville, Québec

mercredi 31 janvier 2007

Taxis, petits et grands

À Fès, je fais l'expérience des deux types de taxis marocains: les petits et les grands.

Le petit taxi est à peu près l'équivalent de ceux qu'on a au Québec mis à part qu'ils sont plus petits et tous identiques dans une même ville. Un compteur détermine le prix de la course. Ma première expérience se déroule plutôt bien. Le seul petit problème est qu'il n'y a pas de coffre pour les gros sacs de voyage. Le chauffeur me demande donc de déposer mon sac dans la boîte trop peu profonde placée sur le support du toit. L'idée de voir tout ce que je possède tomber du toit et se faire écrabouiller par le véhicule suivant me hante pendant le parcours. Bon, ok, tout ce que je possède à part le camion de boîtes que j'ai vidé chez mes parents avant de partir! Merci p'pa, merci m'man :-) Bref, plus de peur que de mal avec les petits taxis.

Le 21 janvier, je suis décidé à quitter Fès. Je me rends à la gare routière vers midi pour prendre mon bus. À ma grande déception, la réceptionniste m'apprend que le prochain bus pour Ifrane part seulement le lendemain à 7h du matin. Que faire? Je n'ai pas envie de passer une autre journée à Fès. Il y a d'autres villes à voir au Maroc et ça fait déjà cinq jours que je suis ici. Ah je sais! Un grand taxi! Les grands taxis sont de grandes Mercedez réservées exclusivement au transport interurbain. Le prix est fixe, mais le taxi ne part que lorsqu'il est plein. J'en connais peu à leur sujet au moment d'en faire ma première expérience, et je m'attends à un minimum de luxe et de confort. Erreur.

Je trouve un taxi pour Ifrane et je m'installe confortablement dans le siège du passager avant en attendant l'arrivée des deux passagers manquants. Mais même lorsque nous sommes quatre passagers, le chauffeur crie toujours: «Ifrane-Ifrane-Ifrane!» pour attirer d'autres passagers. Au Maroc, la question n'est pas pour combien de passagers un véhicule a-t-il été conçu, mais combien est-il physiquement possible d'y en compresser! Et la réponse est trois en avant et quatre en arrière. Le chauffeur me demande donc de céder ma place d'en avant, qui est en fait deux places sur le même siège, à un couple pour faire de moi le quatrième passager à l'arrière.

Quatre personnes, bien compressées, pas de problème dans un monde sans obésité. Mais la vieille dame à côté de qui je prends place a quelques livres en trop. Trop de livres en trop. Le chauffeur a du mal a refermer la porte. Et pour libérer un peu d'espace, ma chère co-passagère place son bras autour de mon cou. Sourire de malaise. Long silence.

On part enfin. Étant près de la portière, je peux admirer le paysage. Mais pas possible de me déplacer d'aucune façon. Si ça pique, je me gratterai à Ifrane. Après quelques minutes, malheur, ma voisine s'endort. Devinez de quel côté sa tête tombe. Qu'ai-je bien pu faire à Allah pour ne pas tomber sur une jolie demoiselle dans la vingtaine? Le voyage est long. J'essaye d'oublier l'inconfort.

Je débarque à Ifrane tout engourdi, en espérant ne pas revivre une telle aventure dans le futur et je remercie Allah pour ne pas m'avoir fait vivre cette situation avec un équivalent masculin.

1 commentaires:

Karine & Mariane a dit…

Pouhahaha!
Mariane comprend ta détresse émotive et compatit à ta douleur pour avoir souvent vécu sensiblement la même chose lors de voyage en autobus bondés!

On est contente de voir que ça se passe quand même bien et on te souhaite tout plein d'aventures à écrire dans ton blogue! :P

Karine & Mariane
xxx

P.S.: Ne t'inquiète pas pour ton divan, le Mime se charge de le tenir bien au chaud ;)