Après une semaine au Caire, j'arrête ma route à Alexandrie. Au premier coup d'oeil, c'est une ville tranquille et charmante. Quelle ville ne le serait pas après Le Caire? La première journée, je découvre la ville de la façon que je préfère : en marchant sans but précis dans ses rues. Je commence par longer la baie du port de l'Est. Je vois la Méditerranée de près pour la première fois! C'est bon d'être sur le bord de la mer. Quelques bateaux échoués décorent la baie. J'aime cette habitude égyptienne de laisser les choses telles qu'elles sont!
Au loin, je vois des barques flotter sur l'eau. Ne serait-il pas fantastique de ramer dans le port d'Alexandrie? Quelqu'un avance vers moi. C'est la première fois qu'on me sollicite depuis que je suis à Alexandrie. Il veut m'offrir un tour de chaloupe. Ok! Mais à condition que je rame! Après quelques minutes sur l'eau, je reprends ma marche sur la rive. Près du fort Qaitbey, à l'extrémité du port, je croise un petit chantier de construction navale. Deux bateaux de bois sont en construction. C'est plus fort que moi, j'entre par la porte entrouverte de la clôture pour observer de plus près les bateaux. Ma présence ne semble pas déranger. Deux ouvriers sablent la structure en bois de la coque d'un des bateaux. Je me vois achever avec eux ce chef d'oeuvre de menuiserie et partir vers l'Atlantique.
Je reviens sur terre et me dirige vers le quartier des souks. Je ne sais plus où regarder tellement la variété de fruits, légumes, pains et poissons est grande. Après quelques coins de rue, j'arrive face à trois ou quatre mosquées. Leur blancheur contraste avec la saleté du souk. C'est un oasis de richesse dans un désert de pauvreté. Je m'approche de l'une d'elles. Un homme attend dans l'escalier devant l'entrée principale. Je lui demande si je peux entrer. Il me fait signe que oui. Il enlève ses souliers et entre. Je l'imite. Je m'assois dans un coin à l'écart pour ne pas déranger tout en essayant de communiquer le respect dans tous mes gestes et mouvements. L'endroit est immense. C'est comme une église sans croix ni bancs, le sol couvert de tapis. Après un moment de silence, l'appel à la prière se fait entendre avec comme seul accompagnement sa propre réverbération. C'est grandiose. Les gens arrivent en masse pour exprimer leur foi tous ensemble. C'est beau de voir une telle unité.
Le lendemain, je visite les catacombes de Kom ash-Shuqqafa, le plus grand site d'enterrement romain découvert en Égypte. J'ai plutôt l'impression de visiter l'Europe tellement il y a de touristes européens! En après-midi, je vais voir la version 2002 de la légendaire Biliotheca Alexandrina, impressionnante par son architecture et son symbolisme.
Jour 3, je prends le bus pour Siwa, un grand oasis près de la frontière libyenne.
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1 commentaires:
Jai trouvé super votre récit! dommage que ce voyage s'est areter.
Continuez!!!!!!!!!
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