Où suis-je?

Victoriaville, Québec

jeudi 8 février 2007

Un jour... in cha Allah

Voilà, je me suis rendu en Égypte sans difficulté et je suis installé dans un hôtel au centre du Caire où je veux prendre quelques jours pour planifier un peu certaines parties de la suite du voayage. Je veux aussi prendre un peu de recul face à mon voyage au Maroc. En voici les grandes lignes.

Au départ, j'ai choisi le Maroc pour apprendre à voyager. Depuis, j'ai erré dans les souks et les médinas, sur les plages, les dunes et les montagnes. J'ai goûté aux tajines, hariras et maklas en utilisant comme ustensile le pain marocain. J'ai bu le thé, le café rfifa, le kouka-koula, la Spéciale et la 33. J'ai vu la prière musulmane et le hammam. J'ai vu les paysages magnifiques d'une nature généreuse en relief, mais avare d'eau. J'ai vu les résultats de la débrouillardise qu'engendre les contraintes dans ce monde où la rigueur est un luxe. J'ai été accueilli comme un frère chez les Arabes et les Berbères.

Ma plus grande difficulté a été de développer ma tolérance face à la sollicitation. J'ai répondu des dizaines de fois «Non.» à la question «Êtes-vous Français?». J'espère pour les Marocaines que les Marocains ne sont pas aussi pressés en séduction qu'en vente. J'ai été témoin de violence entre Berbères et du désespoir d'une jeunesse contrainte à évoluer dans une société en laquelle ils ne croient pas. J'ai vu les paradoxes d'une culture déchirée entre l'occidentalisation et la tradition. J'ai fait mes au revoirs à des amitiés tout juste crées.

J'ai choisi d'improviser et de voyager lentement. Après un mois au Maroc, je suis loin d'avoir tout vu, mais je crois que j'ai eu un bon aperçu. J'y reviendrai peut-être un jour, in cha Allah.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Jean-Sébastien,

Quelle sage décision de faire respirer ton voyage, de constituer des intermèdes pour digérer et repartir, de mesurer d'où tu viens pour mieux appréhender vers où tu vas.
J'imagine combien le Maroc, l'Islam, la jeunesse berbère et le désert ont pu constituer un moment fort. À la fois dépaysement sans transition et premier contact avec le désarroi d'une jeunesse sans projet politique, cette première expérience pourra peut-être s'approfondir en Égypte et en Turquie.
Tu verras ce que tu feras de tout cela tant pour le voyage que pour l'après-voyage.

Bonne continuation.

André Campeau

P.S. Attention... l'Égypte n'est pas le Maroc!

P.S. 2 Ne nous prive pas trop longtemps de tes carnets, de ton blogue.

Magali a dit…

Palmier sur fond de montagnes enneigées... Comme dernière image à ramener du Maroc, c'est pas mal! Vivement l'égypte et ses anciens Pharaons. Bisous xx