Où suis-je?

Victoriaville, Québec

vendredi 30 mars 2007

De retour en Occident

Après quelques jours d'été à relaxer sur le bord du golfe d'Aqaba, je retourne au Caire en laissant définitivement mes ambitions de visiter la Jordanie et la Syrie derière moi. J'opte pour la raison et la simplicité. Un vol pour Istanbul, plus de temps en Turquie. Je trouve un billet à rabais pour la semaine suivante. Son prix justifie quelques jours de plus dans le chaos.

Le 21 mars, je m'envole. Dès que j'aperçois la côte de la Turquie par mon hublot, j'ai une bonne impression, un bon pressentiment. Je sens que je vais aimer ce pays, tout le monde me l'a prédit. Le sol est vert et parsemé de lacs. Ça me paraîtrait normal si j'arrivais du Québec, mais pas après le Maroc et l'Égypte. De hauts pics transpercent les nuages. On atterrit sur Istanbul.

L'aéroport est propre, moderne et bien organisé si on compare avec ceux de Casa et du Caire. Quelques panneaux d'informations en turc et en anglais guident mes pas. Mon regard est attirée par les ş, ğ, ı, et autres curiosités de l'alphabet turc. La première chose qui me frappe hors de l'aéroport est les couleurs vives des immeubles. Rouges, jaunes, verts, bleus rendent la ville joyeuse et vivante.

Je marche dans le coeur de la vieille ville, un tramway moderne passe, les gens marchent. Deux grandes mosquées dominent les lieux occupés par des commerces et de modestes habitations. Sur la Corne d'Or les nombreux bateaux créent une ambiance vivante malgré le temps gris. Les oiseaux marins volent en masses au dessus de la Tour de Galata. Je sens un dépaysement. Personne ne me demande d'acheter quoi que ce soit, tout est simple, facile. Cette fois, il n'y a pas de choc.

À l'auberge, je rencontre Christophe, un Allemand et Robert, un Italien. Nous allons ensemble découvrir le quartier des bars. On assiste à un spectacle de chanson locale accompagnée de saz et de musique électronique. Les jeunes s'amusent et dansent. On observe et apprécie la différence. Deuxième club, je découvre le raki, un alcool local qui goûte la réglisse, au plus grand plaisir des Turcs qui nous entourent. «Tu vas dormir mon vieux!» On rentre à l'hôtel vers 5h. À 9h dur retour à la réalité. Le gérant de l'auberge nous réveille pour nous annoncer qu'ils ont avancé l'heure et que le déjeuner est servi.

Après ce passage en Europe, j'ai envie de l'Asie, du Moyen-Orient. Je m'en vais vers le Kurdistan en faisant une pause à Ankara et dans le Cappadoce.

0 commentaires: