Il est déjà tard en soirée lorsqu'on débarque au terminus de Rongjiang. Julie et Jérémie, un couple de Français, m'accompagnent dans les rues de Rongjiang à la recherche d'un endroit pour dormir. Jérémie parle très bien le mandarin, ce qui facilite énormément les choses. Mais pourtant, on n'arrive pas à trouver. Le contexte est celui de la fête nationale. La ville est saturée de touristes chinois en vacances et les hôtels qui n'affichent pas complet sont trop chers pour nos budgets. À court d'options, mes compagnons choisissent d'arrêter un taxi pour lui demander conseil. Taxi. Ils ont dit un mot qui me fait peur. À faire affaire avec un chauffeur de taxi, s'il était question de vie ou de mort, j'hésiterais encore! Je choisi de faire cavalier seul. Je les salue et leur tourne le dos pour faire face à l'inconnu. Je ne peux retenir un sourire.
Devant ces affiches au dessus des commerces, je vis pleinement le sens de l'expression c'est du chinois. Analphabète, j'entre dans un commerce qui pourrait être un hôtel, mais qui n'en est pas un, m'apprendra le regard étonné de la réceptionniste. Je me démène quand même pour lui faire comprendre que je cherche un endroit pour dormir, en vain. Un jeune qui passe par là et qui comprend la situation m'invite à le suivre et me pointe du doigt un édifice où se trouverait un hôtel pas cher. Je vais jeter un coup d'oeil.
Il s'agit bel et bien d'un hôtel, mais le propriétaire s'obstine à me faire comprendre qu'il n'a pas le permis pour accueillir des étrangers. Pendant que je fais des grimaces et des contorsions pour lui mimer qu'il pourrait faire une exception juste pour cette fois-ci, l'inconnu montre enfin son visage. Sorti de nulle part, muni d'un cibi, de son téléphone cellulaire et d'un anglais trop parfait pour l'endroit, vêtu de noir, il apparaît derrière moi. D'un ton ferme et assuré, il me lance:
- Est-ce qu'on peut t'aider.
Devant ces affiches au dessus des commerces, je vis pleinement le sens de l'expression c'est du chinois. Analphabète, j'entre dans un commerce qui pourrait être un hôtel, mais qui n'en est pas un, m'apprendra le regard étonné de la réceptionniste. Je me démène quand même pour lui faire comprendre que je cherche un endroit pour dormir, en vain. Un jeune qui passe par là et qui comprend la situation m'invite à le suivre et me pointe du doigt un édifice où se trouverait un hôtel pas cher. Je vais jeter un coup d'oeil.
Il s'agit bel et bien d'un hôtel, mais le propriétaire s'obstine à me faire comprendre qu'il n'a pas le permis pour accueillir des étrangers. Pendant que je fais des grimaces et des contorsions pour lui mimer qu'il pourrait faire une exception juste pour cette fois-ci, l'inconnu montre enfin son visage. Sorti de nulle part, muni d'un cibi, de son téléphone cellulaire et d'un anglais trop parfait pour l'endroit, vêtu de noir, il apparaît derrière moi. D'un ton ferme et assuré, il me lance:
- Est-ce qu'on peut t'aider.
- Peut-être, je suis à la recherche d'un endroit pour passer la nuit.
James, se surnome-t-il lui-même, essaye à son tour de faire fléchir le propriétaire de l'hôtel, mais n'a pas plus de succès. Il m'invite à le suivre à bord de son luxueux VUS pour m'amener à l'hôtel d'un de ses amis. Une fois assis, il me met dans les mains un ordinateur de type tablet PC branché à une antenne GPS . Il m'indique où se trouve l'hôtel. Mais pour qui travaille-t-ilcelui-la?
On roule pendant quelques kilomètres, puis les communications par cibi s'activent jusqu'à ce qu'on atteigne l'endroit recherché. Que de technologie pour une si petite mission! On débarque du véhicule. Deux hommes nous attendent et nous escortent jusqu'à l'entrée du dit hôtel. On sort enfin de l'obscurité. C'est une maison de bois semblable à celles qui m'ont fait rêver toute la journée dans les villages dong que j'ai visité. Cette nuit, j'y dormirai.
Juste à côté de ma chambre, dans une aire commune, de jeunes chinois s'apprêtent à boire le thé. L'un deux, Yang Miao, connaît quelques mots d'anglais. Il m'invite à me joindre à eux. De voir un étranger dans motel aussi reculé, ils sont tous curieux.
- Tu voyages seul?
- Oui.
- Et depuis combien de temps es-tu en Chine?
- Euh, un peu plus d'un mois.
- Comment fais-tu pour te débrouiller sans la langue?
- Bah, on y arrive avec quelques mots et des signes la plupart du temps. C'est plus facile que ça en a l'air...
...
- Demain matin, je vais visiter le village miao dans lequel on se trouve. Tu veux m'accompagner?
- On est dans un village miao!!?
- Oui, tu verras, il y a de vieilles maisons en bois, des arbres de mille ans...
- Ok, je veux bien!
Tu reverra James et tu réalisera qu'il n'est qu'un touriste amateur de gadgets électroniques qui t'a généreusement aidé. Tu apprendras par l'exemple à tisser et à lustrer la soie. Tu danseras, tu chanteras et tu te marieras symboliquement selon la tradition miao. Yang Miao t'accompagnera jusqu'à sa ville natale ou il t'invitera a séjourner dans sa famille. Tu vivras une journée mémorable. Tu voudras écrire pour ne pas oublier...
James, se surnome-t-il lui-même, essaye à son tour de faire fléchir le propriétaire de l'hôtel, mais n'a pas plus de succès. Il m'invite à le suivre à bord de son luxueux VUS pour m'amener à l'hôtel d'un de ses amis. Une fois assis, il me met dans les mains un ordinateur de type tablet PC branché à une antenne GPS . Il m'indique où se trouve l'hôtel. Mais pour qui travaille-t-ilcelui-la?
On roule pendant quelques kilomètres, puis les communications par cibi s'activent jusqu'à ce qu'on atteigne l'endroit recherché. Que de technologie pour une si petite mission! On débarque du véhicule. Deux hommes nous attendent et nous escortent jusqu'à l'entrée du dit hôtel. On sort enfin de l'obscurité. C'est une maison de bois semblable à celles qui m'ont fait rêver toute la journée dans les villages dong que j'ai visité. Cette nuit, j'y dormirai.
Juste à côté de ma chambre, dans une aire commune, de jeunes chinois s'apprêtent à boire le thé. L'un deux, Yang Miao, connaît quelques mots d'anglais. Il m'invite à me joindre à eux. De voir un étranger dans motel aussi reculé, ils sont tous curieux.
- Tu voyages seul?
- Oui.
- Et depuis combien de temps es-tu en Chine?
- Euh, un peu plus d'un mois.
- Comment fais-tu pour te débrouiller sans la langue?
- Bah, on y arrive avec quelques mots et des signes la plupart du temps. C'est plus facile que ça en a l'air...
...
- Demain matin, je vais visiter le village miao dans lequel on se trouve. Tu veux m'accompagner?
- On est dans un village miao!!?
- Oui, tu verras, il y a de vieilles maisons en bois, des arbres de mille ans...
- Ok, je veux bien!
Tu reverra James et tu réalisera qu'il n'est qu'un touriste amateur de gadgets électroniques qui t'a généreusement aidé. Tu apprendras par l'exemple à tisser et à lustrer la soie. Tu danseras, tu chanteras et tu te marieras symboliquement selon la tradition miao. Yang Miao t'accompagnera jusqu'à sa ville natale ou il t'invitera a séjourner dans sa famille. Tu vivras une journée mémorable. Tu voudras écrire pour ne pas oublier...

2 commentaires:
Holà mi amigo!!
Comme ça fait plaisir de lire tes aventures! Ca faisait un bon moment!
Ton dernier passage est trop bien! Une façon d´écrire touchante!!
Je suis à Barcelona toute seule, comme toi! J´avais hâte de retourner à l`aventure après notre petit bout de chemin ensemble!!! Bisou mi humbre!!!!!!! Hihi!!
Elix
Salut Jean-Sébastien,
Je viens de lire tes derniers textes. Tu as pris du métier d'écriture depuis 1 an!! Bravo. Quinze jours depuis ce dernier texte. Tu ne devrais pas nous abreuver au compte-goutte, comme tu le fais. En espérant te lire plus souvent.
André (30 octobre)
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