Taras me laisse entre bonnes mains pour visiter Lviv. Yarka, une étudiante en philosophie passionnée d'arts est mon hôte et mon guide dans cette ville musée. Si l'absence d'art est la mort, Lviv est la ville de la vie. La vieille ville fleurit d'églises de toutes religions et son architecture est rehaussée par l'effet du temps. Des plaisirs à perte de vue même pour mon oeil à peine initié.
Folle nouvelle, bonne nouvelle. Elisa, une amie québécoise qui vit à Paris depuis quelques mois sera de passage pour quelques jours en Ukraine. Ce sera la première fois que je reverrai un quelqu'un de mon ancienne vie! La folie d'Eli viendra, comme un rayon de soleil traversant l'Europe, illuminer mon rêve pour un souffle.
Je pars à sa rencontre en faisant un petit détour par Cracovie où son train la dépose. On découvre ensemble cet autre champs de merveilles architecturales d'autres temps qui se livrent une compétition féroce dans l'espace restreint de la vieille ville et du quartier juif. Je suis émerveillé de cet émerveillement nouveau que vit Elisa.
Dans une thématique moins joviale, on s'expose à une difficile réalité pas si lointaine en visitant le camp d'Auschwitz. Cette visite est plus difficile que je l'ai anticipé. J'en ai déjà assez à la vue de l'exposition de cheveux et des tissus qu'on en faisait, et nous attendent encore les vêtements, les salles de torture, les chambres à gaz, trop d'horreur. Quelle honte pour l'humanité d'avoir poussé la préméditation du génocide à la conception et la réalisation d'un complexe industriel pour tuer les gens. On sait tout ça avant la visite, mais ça prend une autre dimension une fois sur place. Ce n'est plus une légende lointaine.
Pas de temps à perdre, Elisa n'est la que pour quelques jours. On file à Kiev. Dans le train, on partage la sensation de cet intense quelque chose qui me permet d'écrire. Ce sentiment que j'ai ressenti souvent tout au long du voyage en faisant l'expérience de l'inattendu, aussi banal soit-il. Entrer dans un wagon de classe platzkart, c'est entrer dans un dortoir mobile, ouvert, où chacun s'installe pour partager des sandwiches au saucisson, de la bière, de la vodka et/ou des cigarettes avant de s'endormir sur le mince matelas de son lit superposé.
Autre folle nouvelle - Taras vient nous rejoindre à Kiev. Quel sentiment indescriptible de les avoir tous les deux avec moi, de les voir s'amuser ensemble; deux fous. Trois avec moi!
Taras nous présente à l'improviste Yuri Pokalchuk, son ami écrivain, qui comme par hasard lance son dernier livre l'après-midi même. Assis à la table de la vedette, on se trouve rapidement plongées dans un flots de flashes et de caméras des principaux médias ukrainiens. Mais qu'est-ce qu'on fout ici!?
Rencontre après rencontre, bières, repas, vodka, amitiés, nous n'aurons pas vu les limites de l'hospitalité et de la fraternité des Ukrainiens. Élisa prend goût à cette sur dose de découvertes et fait sa demande de visa russe, ce qui nous donne le temps d'aller fêter la St-Jean sur les plages d'Odessa, affichant fièrement nos sacs à dos fleurdelisés. C'est bon d'avoir de la compagnie du Québec pour la fete nationale! On fait dire «Vive le Québec!» à de jeunes Ukrainiens dans la rue qui n'ont pas idée de son existence. On incite des provodnistas à boire avec nous à la santé de notre nation et on fait résonner le «Gens du pays» dans la nuit.
Visas en main, Elisa me suit à Moscou avant de repartir vers Paris quelques jours plus tard. Nous sommes hébergés chez Olga et Dmytry, un couple russe-ukrainien rencontré dans le train de Kiev. L'hospitalité ukrainienne ne connaît pas les frontières.
Folle nouvelle, bonne nouvelle. Elisa, une amie québécoise qui vit à Paris depuis quelques mois sera de passage pour quelques jours en Ukraine. Ce sera la première fois que je reverrai un quelqu'un de mon ancienne vie! La folie d'Eli viendra, comme un rayon de soleil traversant l'Europe, illuminer mon rêve pour un souffle.
Je pars à sa rencontre en faisant un petit détour par Cracovie où son train la dépose. On découvre ensemble cet autre champs de merveilles architecturales d'autres temps qui se livrent une compétition féroce dans l'espace restreint de la vieille ville et du quartier juif. Je suis émerveillé de cet émerveillement nouveau que vit Elisa.
Dans une thématique moins joviale, on s'expose à une difficile réalité pas si lointaine en visitant le camp d'Auschwitz. Cette visite est plus difficile que je l'ai anticipé. J'en ai déjà assez à la vue de l'exposition de cheveux et des tissus qu'on en faisait, et nous attendent encore les vêtements, les salles de torture, les chambres à gaz, trop d'horreur. Quelle honte pour l'humanité d'avoir poussé la préméditation du génocide à la conception et la réalisation d'un complexe industriel pour tuer les gens. On sait tout ça avant la visite, mais ça prend une autre dimension une fois sur place. Ce n'est plus une légende lointaine.
Pas de temps à perdre, Elisa n'est la que pour quelques jours. On file à Kiev. Dans le train, on partage la sensation de cet intense quelque chose qui me permet d'écrire. Ce sentiment que j'ai ressenti souvent tout au long du voyage en faisant l'expérience de l'inattendu, aussi banal soit-il. Entrer dans un wagon de classe platzkart, c'est entrer dans un dortoir mobile, ouvert, où chacun s'installe pour partager des sandwiches au saucisson, de la bière, de la vodka et/ou des cigarettes avant de s'endormir sur le mince matelas de son lit superposé.
Autre folle nouvelle - Taras vient nous rejoindre à Kiev. Quel sentiment indescriptible de les avoir tous les deux avec moi, de les voir s'amuser ensemble; deux fous. Trois avec moi!
Taras nous présente à l'improviste Yuri Pokalchuk, son ami écrivain, qui comme par hasard lance son dernier livre l'après-midi même. Assis à la table de la vedette, on se trouve rapidement plongées dans un flots de flashes et de caméras des principaux médias ukrainiens. Mais qu'est-ce qu'on fout ici!?
Rencontre après rencontre, bières, repas, vodka, amitiés, nous n'aurons pas vu les limites de l'hospitalité et de la fraternité des Ukrainiens. Élisa prend goût à cette sur dose de découvertes et fait sa demande de visa russe, ce qui nous donne le temps d'aller fêter la St-Jean sur les plages d'Odessa, affichant fièrement nos sacs à dos fleurdelisés. C'est bon d'avoir de la compagnie du Québec pour la fete nationale! On fait dire «Vive le Québec!» à de jeunes Ukrainiens dans la rue qui n'ont pas idée de son existence. On incite des provodnistas à boire avec nous à la santé de notre nation et on fait résonner le «Gens du pays» dans la nuit.
Visas en main, Elisa me suit à Moscou avant de repartir vers Paris quelques jours plus tard. Nous sommes hébergés chez Olga et Dmytry, un couple russe-ukrainien rencontré dans le train de Kiev. L'hospitalité ukrainienne ne connaît pas les frontières.

3 commentaires:
Allo Jean-Seb,
WOW!!!! quelles photos de Moscou avec toute cette architecture, fabuleux!!!!
Réalises-tu que ça fait 6 mois que tu es parti? As-tu à l'occasion le mal du pays ou des gens que tu connais??
Mais, tu fais un extraordinaire beau voyage avec toutes ces rencontres imprévues. Tu as une plume magique pour raconter, qui sait, peut-être une nouvelle carrière qui s'amorce?
Prends soin de toi,
louise
Merci pour ton commentaire Louise! Ouais je realisais ca le 8 juillet dernier a St-Pete: 6 mois deja. Le temps passe vite c'est fou! Je n'ai pas ressenti le mal du pays a date, mais c'est sur que j'ai tres hate de revenir au Quebec. Les plans de carriere, c'est pour plus tard ;-)
C'est bien vrai : déjà 6 mois... wow!
Time sure flies! :)
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